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Chili

Grande densité de choses à voir et à faire sur ce pays toute en longueur. Volcans et lagunes au centre. Aventureuse Carretera Australe au sud. Mythique parc Torres del Paine au cœur de la Patagonie. Enfin au nord le désert d'Atacama, ses mystérieuses vallées et ses lagunes.    

11 Janvier : Voyage dans le temps...

Nous quittons Auckland à 16h pour 11h de vol. Nous prenons la compagnie chilienne et prononçons nos premiers mots en espagnol. Aie aie aie ! Que bueno ! Le vol se passe très bien. Nous arrivons à Santiago vers 11h du matin, toujours le 11 Janvier. Tiens tiens... cela fait bizarre d'arriver avant d'être parti :-). Nous sommes bien crevés et préférons prendre un taxi collectif qui nous dépose à l'entrée de notre auberge : La Chimba. A défaut d'avoir trouver de quoi couchsurfer, nous avons choisi un peu au hasard cette auberge qui se trouve dans le quartier Bellavista. Nous y arrivons vers 13h et le checkout ne se fait qu'à 15h. Commence deux heures d'une attente interminable luttant pour ne pas nous endormir. 15H, nous quittons le salon de réception et découvrons avec stupeur que l'auberge est très grande et qu'elle possède plusieurs bâtiments et plusieurs petits endroits très agréables pour se poser. Notre chambre est située dans un lieu super calme, nous en profitons pour faire une sieste. 2H plus tard, nous émergeons et nous posons dans un des salons extérieurs. Yoann part bosser sur le site tandis que je sympathise avec 3 français Christophe,Will et Jonash rentrant fraichement de Patagonie. Ils nous donnent pleins de bons tuyaux pour la suite... Couchés vers 1h nous ne trouvons pas de sommeil profond avant 6h du matin... Ah ce décalage horaire de 16h va nous donner du fil à retordre....


12 – 15 Janvier : Santiago

12 janvier  : Que c'est dur...

Lever 15h... soit 7h heure néo-zélandaise, nous serions bien restés encore un peu dormir...:-)

Nous sommes tout de même tiraillés par la faim. Plus de 24h sans manger... Nous demandons conseil au mec de l'hôtel. Il nous conseille le «Galindo» qui se trouve quelques blocs plus loin. Nous découvrons le quartier de Bellavista qui semble bien sympathique avec ces murs colorés de graffitis d'artistes locaux.


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Nous déjeunons également local, au menu lomito al pobre pour moi : steack avec œuf, oignon et frites... et pour Yoann pastel de choclo, sorte de hachis parmentier à base de mais. Tout ça est très léger... Nous rentrons à l'hôtel en fin d'après-midi et ressortons nous chercher des fruits. Les marchés sont déjà fermés, nous trouvons un vendeur de pastèque dans la rue. C'est un bon début ! De retour à l'hôtel, nous en profitons pour faire des skypes avec la famille que nous n'avions pas eu depuis très longtemps puis nous restons posés à discuter avec les autres voyageurs. Vers minuit, une heure, nous avons une petite faim. Nous ressortons dans le quartier, il est méconnaissable. La quiétude de la journée a laissé place à la ferveur des nuits chiliennes... C'est dingue, il y a pleins de petits restos, de petits cafés, des bars dansants et des centaines de personnes déambulant dans les rues. Nous partons dans un petit boui boui pour déguster nos premières empanadas, chaussons fourrés à la viande, au fromage ou aux fruits de mers etc..., et nos premiers completos, hot dog avec avocat et tomate. Très bon rapport qualité prix et surtout très efficace contre les petites fringales. De retour à l'hôtel, nous regardons enfin le dernier épisode de Dexter... Aie aie aie !!!


13 janvier  : C'est toujours dur...

Nous ne trouvons pas le sommeil avant 3h mais cette fois-ci nous mettons un réveil bien décidé à vaincre ce décalage horaire. Nous découvrons le petit déjeuner de l'hôtel qui est tout à fait acceptable. Tel des zombies, nous nous retrouvons affalés sur les canapés extérieurs. Que c'est dur ! Nous discutons un moment avec Jonash et faisons la rencontre de Osama, palestinien vivant au Chili (qui vit à l'hôtel car son appart est en travaux) et de Will, un anglais faisant le tour du monde. Osama nous propose de partir avec lui en ville. Nous prenons une bonne douche et quittons l'hôtel avec Osama. Nous le suivons au marché de La Vega où nous trouvons aussi bien des légumes que des épices, de la viande... Nous achetons de quoi faire un gros barbecue pour le soir. Yoann et moi achetons en plus des fruits : melocoton, framboise, fraise, pêches et cerises... Papa, Maman, les cerises chiliennes qui coûtent 15/20 euros/kg en France coutent ici 2/3 euros/kg... Il faut venir au Chili...;-) Nous retournons à l'hôtel et nous faisons un petit gouter fruité avec Osama. Nous retrouvons Jonash et deux belges David et Kirsten également en voyage en Amérique du Sud pour 3 mois. Nous restons posés, c'est fou comme nos corps sont paresseux, nous n'avons pas du tout la force de partir visiter la ville... de plus il fait très chaud, le rythme latin de la sieste et du repos l'après midi nous va pas mal. En fin d'après-midi, début de soirée, nous partons avec David et Kirsten faire « l'ascension » de la colline San Cristobal où trône une immense statue de la vierge qui veille sur la ville. La montée nous prend 30 minutes, arrivés en haut la vue sur la ville avec les andes en fond est superbe.

 

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Du salon de l'hôtel, nous ne nous rendions pas compte que la ville était si étendue...:-) Will, Christophe et Jonash nous rejoignent et nous rentrons tous ensemble à l'hôtel à la nuit tombée. Nous retrouvons Osama affairé à la préparation du barbecue et Will l'anglais à la préparation du feu. Osama nous épate, il a préparé une magnifique salade de semoule, une salade d'avocat/tomates, des brochettes de poulettes au préalable marinées. De plus Osama, sachant que je n'aime pas la coriandre, m'a préparé des plats séparés. Qu'il est mimi ! Il y a également de délicieuses saucisses. Nous dinons avec Osama, Will, Melina une argentine et Samantha une chilienne travaillant à l'hôtel. C'est un pur régal ! Nous mangeons beaucoup trop ! Nous passons une super soirée...

 

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14 janvier  : à la découverte de Santiago...

Lever 12h... bon pour le décalage horaire ce n'est pas encore ça... Nous décidons de rester deux nuits de plus. Nous ne sommes pas prêts à nous remettre en route. Nous partons en ville. Nous passons d'abord dans le joli quartier de Lastarria puis direction la CONAF, organisme de gestion des forêts, qui nous donne quelques infos. Le trajet nous permet de passer devant de jolis endroits comme le jardin japonais, la colline Saint Lucie, l'église de San Francisco et le joli passage Bulnes. Nous partons ensuite vers le centre ville qui est très animé ! Nous goutons une boisson locale :"Mote con huesillos" avec ce qui nous semble être du maîs et de la pêche. Ce n'est pas top top. Nous passons à la fameuse place des Armes où se trouve la poste. Nous nous renseignons pour l'envoi de colis. J'en profite également pour m'acheter des tongs... Alain, Caro, les magnifiques tongs que vous m'avez offertes démontrent un grand besoin de vacances.. Puis nous prenons le métro et nous rendons dans le quartier Providencia pour aller à l'office du tourisme et à une librairie anglaise. Notre tentative de troc de bouquin reste vaine... Nous rentrons bien crevés à l'hôtel et n'en ressortirons pas...

 

15 janvier  : journée marathon..

Bien décidé à passer une dernière journée à Santiago, nous avons pas mal de choses à faire. Nous préparons un sac avec toutes nos affaires à renvoyer en France, nous devons de nous alléger. Nous partons nous renseigner sur le transport maritime mais ne recevons aucune réponse concluante. De même, nos tentatives de transferts de photo sont vaines, notre connexion wifi n'est pas assez efficace aux vues de la quantité à transférer, du coup nous retournons au quartier de la Providencia pour nous faire graver des DVD de l'Australie et de la Nouvelle Zélande que nous joindrons à notre colis. Nous profitons du temps de gravure pour aller dans un petit resto conseillé par le photographe. Entrée, plat, dessert à 3/4 euros, plutôt pas mal... Nous récupérons nos DVD et partons à la poste. Nous préparons le colis, temps d'envoi estimé : 1 mois... C'est parti. Nous faisons une dernière tentative d'échanges de bouquins auprès d'une librairie française. Vaine également... Nous rentrons à l'hôtel. Osama nous a proposé de préparer un nouveau barbecue avec le reste de la viande acheté deux jours auparavant. Nous faisons la rencontre de deux argentins Hector et Marcelo, qui sont extras ! Nous leur parlons de notre projet de partir à Buenos Aires et de nos envies d'aller voir un match et ils nous proposent spontanément de nous y accompagner ! Nous avons éviter de peu l'incident diplomatique lorsque Hector m'a demandé quelle équipe nous souhaitions voir et que j'ai répondu « La Boca », alors qu'il supporte le racing... C'est un peu comme si je disais à un Marseillais que je voulais aller voir un match de Paris... Erreur, je lui ai dit qu'en fait je rêvais d'aller voir le racing !!! Incident clos...:-) Nous passons vraiment une super soirée et encore une fois Osama avait préparé un repas de chef  avec steak, agneau, poivrons et oignons grillés accompagnés d'un vin chilien. Un délice ! C'est drôle, Marcelo a de sacrés airs de Chabal... ca nous a valu une bonne rigolade. Nous partons nous coucher vers 3h du matin, heureux de ces belles rencontres !

 

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16 – 17 Janvier : Valparaiso

16 janvier : à la découverte de la ville colorée...

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Que le réveil est dur... Nous faisons le checkout vers 11h et partons avec Will, le français pour Valparaiso. Nous prenons le métro et nous rendons à la station Universidad de Santiago. Il y a un nombre incroyables d'opérateurs de bus pour Valparaiso. Les tarifs sont autour de 5000 pesos, ce qui nous semblent élevés. Nous ne trouvons pas les petites compagnies, nous nous rendons donc à la station de bus Pajaritos, nous y allons en taxi. Arrivés là bas, même sentence 4500 pesos l'aller. Avec l'ajout du taxi ça en revient donc au même... Nous avons une attente de 10 minutes pour le prochain bus, c'est cool. Nous somnolons et arrivons à Valparaiso environ 2h plus tard. Il fait gris. Nous ne nous attendions pas à ça... Nous allons à L'hôtel qui a été conseillé à Will. Nous marchons environ 30 minutes pour y arriver et en profitons pour commencer à découvrir la ville colorée bâtie sur des collines. Après une bonne montée, nous arrivons à l'hôtel qui a des dispos, pas de dortoirs pour nous. Nous prenons donc une chambre double. L'hôtel est très charmant. Nous faisons la rencontre de Claude, une sexagénaire voyageant seule. Elle nous raconte son périple et ses péripéties. Nous partons déjeuner vers 15h dans un petit boui boui conseillé par un mec dans la rue. 2500 pesos entrée plat dessert... La soupe en entrée est extra, le reste est plus moyen... Nous sortons du resto, il fait grand soleil, nous partons nous balader dans les rues de Valparaiso, nous nous rendons à la plaza Bismarck qui donne un joli point de vue de la ville et nous nous perdons dans les ruelles découvrant avec plaisir tous les dessins peints sur les murs. C'est super joli.

 

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Nous passons dans les « cerros Allegre et Concepcion » avec de jolis petits passages et les ascenseurs datant du 19ème siècle... Ces quartiers sont plus animées. Nous passons aux cimetières qui sont juste à côté de notre auberge. Ils sont fermés mais cela nous permet de découvrir d'autres jolies ruelles. De retour à l'auberge, nous faisons la rencontre de Andres, jeune chilien ayant vécu plusieurs années en France. Il est très sympa. Nous restons posés devant l'auberge à discuter.

 

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Il nous propose de nous montrer des endroits sympas pour diner... Nous terminons dans un petit bouiboui qui servent d 'excellentes empanadas. Nous quittons Andres et rentrons à l'auberge. Will et Yoann restent discuter avec 3 jeunes filles très sympas de Buenos Aires tandis que je comate sur le canapé. Mamie Claude sonne la fin de la récré à minuit. Le règlement est le règlement. Cela a le don de bien nous faire marrer. Le petit groupe reste dans le salon tandis que je vais me poser dans la chambre.

 

17 janvier  : Le marché de pêcheur Portales et les lions de mer...

Lever tranquille, nous trainons à l'auberge et discutons avec les autres voyageurs de passage. Nous partons au marché de Portales. Nous traversons la ville et arrivons vers le front de mer que nous longeons. Sur la balade du front de mer, nous découvrons des lions de mer qui se prélassent sur un édifice de pierre. Quelle belle surprise ! Nous continuons notre chemin, nous ne pensions pas que c'était si loin. Nous demandons notre chemin à une chilienne et un argentin de Mendoza, nous sommes bien sur le bon chemin. Ils proposent de nous accompagner au meilleur resto de poisson tenu par des pêcheurs et pas cher. Cool. Nous discutons avec eux, ils sont super sympa, comme tous les argentins et chiliens qui auront croisé notre route jusqu'à présent. Arrivés au petit resto, nous remercions nos « conseillers » et nous commandons en apéritif une petite empanada aux fruits de mer, c'est le moment ou jamais. Délicieuse ! Nous commandons ensuite du poisson « merluza » avec de la salade ! Super bon et d'une fraicheur (rien à voir avec le poisson pris la veille avec Will). Nous rentrons en ville en bus. Le conducteur a une conduite plus que sportive... Nous nous arrêtons au supermarché et nous achetons des vivres pour être un peu autonomes. Nous rentrons à l'auberge, nous bouquinons et discutons avec les autres sur nos journées respectives. Nous ressortons dans la soirée pour diner. Nous prenons à emporter et rentrons à l'auberge diner. Nous retrouvons les argentines avec qui nous passons une super soirée. Qu'est ce qu'elles nous ont fait rire avec l'espagnol argentin. En effet, les argentins du nord prononcent les « ll » en « ch » du coup quand elles parlent de lieu ou nom français comme Versailles ou la Marseillaise en espagnol ça donne quelque chose de plutôt cocasse : « Versaiches » ou « Marseichaisa »... J'oubliais tout ça en chuchotant dans le noir, car le général Claude est intervenue à minuit pour éteindre la lumière et nous sommer d'aller nous coucher... Ce qui nous a aussi beaucoup fait rire. Nous convenons avec nos amies de Buenos Aires de nous retrouver là bas en Mars. Notre agenda se remplit sacrément pour Buenos Aires...:-) Nous partons nous coucher vers 2h du matin et convions Will dans la chambre qui s'est fait chassé de son dortoir car ce soir il est complet... (truc un peu moyen de l'hôtel d'ailleurs qui a préféré complété son hôtel plutôt que de demander à Will s'il restait ou non, enfin...)


18 Janvier : De Valparaiso à Vilches Alto

Réveil 7h30, aie... Nous prenons une bonne douche pour nous réveiller et thé/café pour petit déjeuner. Nous quittons l'auberge vers 9h en laissant un petit mot aux argentines. Nous partons à la gare routière, nous prenons le premier bus pour Santiago qui est 5 minutes plus tard. C'est fou, cette organisation chilienne sur les transports. Nous montons dans le bus et roupillons... arrivés à Santiago. Nos chemins avec Will se séparent, Will part pour le Nord et nous pour le Sud. En 5 minutes j'obtiens un ticket pour Talca et 10 minutes plus tard le bus part... Quelle efficacité. Nous disons aurevoir à Will en lui souhaitant le meilleur pour le reste de son périple. 3H de trajet pour Talca,  ils mettent des films qui restent assez inaudibles. Nous nous reposons. Arrivés à Talca, nous partons chercher de l'essence pour le réchaud, après quelques négociations (non, nous ne fabriquons pas cocktail molotov), notre bouteille est rempli pour 70 centimes d'euros.:-) Nous repartons à la gare routière nous renseigner pour les bus pour Vilches Alto. Dix minutes plus tard, un bus part... Si nous avions voulu l'organiser comme ça nous n'y serions jamais parvenu... C'est reparti pour 2h de bus dans un engin un peu plus vieillot et poussiéreux... Arrivés à Vilches Alto, nous suivons le conseil des français et allons à la petite échoppe aux dizaines de drapeaux (Parador turistico Manantial), Tito jeune chilien de 63 ans nous accueille et nous indique que nous pouvons camper dans son jardin. Quel accueil. L'endroit est assez particulier car c'est un haut lieu de croyance en les ovnis... photo à l'appui dans le salon...:) Nous montons le camp et nous préparons à diner. Nous nous couchons tôt car demain nous attaquons une petite rando dans la réserve nationale « Altos de Licay ».


19 Janvier : Reserva Nacional Altos de Lircay

Au programme de cette journée, une randonnée dans la réserve nationale « Altos de Licay ». Nous quittons notre cocon vers 8h30. Nous avons deux kilomètres à parcourir sur une piste poussiéreuse pour atteindre le poste de garde. Au bout d'un km, nous nous faisons prendre en stop. Cool. Ce n'est pas le moment de perdre de l'énergie inutilement. Arrivés à l'administration comme l'appellent les chiliens, nous payons le tarif chilien. Sympa. Nous commençons la marche à 9h. La première partie de la rando se fait dans la forêt laissant de temps en temps se dévoiler de jolies montagnes. Nous passons ensuite à découvert pour une bonne montée de 700m de dénivelé. Arrivés en haut, un plateau « L'Enladrillo » magnifique ouvert sur une chaine de montagnes et de volcans, aussi réputé pour être une piste d'attérissage pour les ovnis. Les volcans « Descabezado » et « Azul » se dénotent de ce massif ! La vue est magnifique.


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Nous en profitons pour déjeuner là. Des chiliens croisés sur leurs chevaux plus tôt, nous proposent du dessert. Qu'ils sont sympas ! Une fois le repas terminé, nous avons le droit au vol majestueux d'un condor ! Quelle chance. Première rando, premier condor ! Nous repartons le long d' un grand plateau vers la lagune « Laguna del Alto », après une grande descente, nous voici au pied du lac près à piquer une tête.


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Il fait si chaud, cela nous fait un bien fou ! En revanche, nous ne comprenons pas pourquoi à ces hauteurs, des taons nous agressent. Nous repartons pour entamer une descente infernale  avant d'arriver à l'administration vers 18h. Nous arrivons crevés par cette randonnée (en tout 30km avec 1400m de dénivelé positif et négatif)... Nous arrivons au camp vers 18h30 et nous offrons une petite bière de la récup. Nous discutons avec Tito. Nous prenons une bonne douche, un bon diner et au lit !


20 – 21 Janvier : Sur la route

20 janvier  : arrêt forcé à Talca

Nous nous levons après une bonne nuit réparatrice, nous prévoyons de prendre le bus de 11h15 pour Talca. Nous prenons un bon petit déjeuner et quittons nos chaleureux hôtes du Parador Turistico Manantial. Arrivés à Talca vers 13h, les choses se gâtent : bus pour Pucon complet bus pour Temuco : disponibles uniquement en fin d'après midi (arrivés dans la nuit à Temuco)... Bon, nous préférons jouer la sécurité et rester sur Talca : ville où il n'y a globalement rien à faire... Nous voilà partis avec nos gros sacs à la conquête d'une auberge. Nous en trouvons une mais sonnons en vain. Par chance, nous trouvons deux personnes y logeant. Ils nous préviennent que la directrice de l'hostal est parti voir sa mère et qu'elle serait de retour vers 17h... Eux aussi sont dehors. C'est un peu curieux. En revanche, ils nous disent que c'est très bien et qu'il y a de la dispo. Nous préférons attendre 17h que de continuer à chercher par cette chaleur avec nos gros sacs... Nous partons donc déguster une glace et travaillons sur notre planning... la leçon du jour est qu'en cette période de vacances chiliennes nous ne pouvons pas nous permettre de décider au dernier moment ! Nous sommes reçus comme prévu vers 17h dans l'hostal Maea qui est très clean. Nous passons une fin de journée studieuse...

 

21 janvier  : en route pour Pucon

Nuit plutôt horrible ! L'interphone de l'hostal ainsi q'un détecteur de mouvement émettant 3 petites sonneries stridentes à chaque entrée ou sortie dans l'hostal ont sonné jusque 2h du matin et ont repris vers 7h30... Quand j'explique à la nana qui nous a demandé comment s'est passé la nuit que nous avons trouvé l'hôtel trop bruyant, elle a semble être étonnée et nous a répondu «c'est normal que les gens entrent et sortent, je travaille et c'est mon gagne pain ». Oui en effet sur le principe aucun soucis, maintenant les clients qui en majeure partie sont des personnes en vacances n'ont pas besoin d'être de la partie. Dans les autres auberges, c'est différent et cela se passe bien... Enfin, cette petite anecdote couplée avec un petit déjeuner ridicule font que nous ne recommanderions pas cette auberge. Avis à tous ceux qui pourraient se trouver coincer à Talca... Nous filons ensuite au terminal de bus pour prendre le bus pour Temuco. Après nous être fait une petite frayeur au sujet du terminal, nous voilà dans le bus pour 6h de folie...:) Arrivés à Témuco vers 17h30, nous prenons dans la foulée un bus pour Pucon. Arrivés aux abords du lac Villarica, nous apercevons le majestueux volcan Villarica ! Vraiment magnifque avec son cône parfait enneigé ! Arrivés à Pucon à 20h, Yoann part faire quelques courses tandis que je garde les sacs profitant de la vue dégagée du volcan. Nous nous rendons à notre auberge « etnico » où nous partageons le dortoir avec 2 argentins. Nous nous préparons de bonnes pâtes aux légumes partageant la cuisine avec brésiliens et argentins. C'est sympa de les voir communiquer entre eux, chacun essaie de parler la langue de l'autre. Nous passons une bonne soirée dans cette auberge sympa !


22 – 23 Janvier : L'effervescente Pucon

22 janvier  : journée relax

Ce matin, nous devons changer de chambre et passer dans un dortoir de six personnes. Nous attendons que le dortoir soit vide pour y installer nos affaires. Nous découvrons par ailleurs que ce sont les brésiliens qui sont dans cette chambre. Le dortoir de six est moins bien que le dortoir de 4 mis à part pour la salle de bains qui est gigantesque. Ne sachant pas ce que nous allons faire nous nous en contenterons. Nous partons en ville nous renseigner pour l'ascension du Volcan Villarica, « attraction phare » du coin. Nous passons chez AguaVentura, agence tenue par Vincent, un français où l'accueil est très chaleureux. Nous prenons les infos et repartons vadrouiller en ville. Nous allons à l'agence de bus San Martin pour acheter les billets pour San Martin de los Andes en Argentine. Hier nous avons découvert que cette connexion existait, ce qui nous arrange plutôt pas mal... Nous retrouvons les argentins qui veulent aussi des billets pour rentrer en Argentine. Nous partirons après demain. Nous allons faire quelques courses pour nous préparer à manger à l'hostel. Au menu théorique : « tortilla » ou torticha comme dirait nos amis argentins rentrés également pour déjeuner... avocats, tomates... Au fur et à mesure de la cuisson l'omelette se transforme en œufs brouillés... ce qui a le don de bien faire rire nos acolytes. Après ce succulent repas, petite sieste bien méritée pour moi et lecture dans un hamac pour Yoann. En fin d'après midi, nous partons nous balader au bord de la « plage » du lac Villarica... On se croirait sur la côte d'azur en plein été, c'est bondé de monde ! Comment font toutes ces personnes pour être les unes sur les autres... Nous longeons cette plage et découvrons sur une autre petite plage, un port avec une vue magnifique sur le volcan Villarica.


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Nous repassons par l'agence Aguaventura et nous décidons pour le Volcan ! Nous essayons nos affaires, rendez vous demain à 6h45... nous retournons en ville pour essayer de retirer de l'argent et là patatra aucune de nos cartes ne fonctionnent... tiens tiens... Plusieurs personnes nous disent que les autorités chiliennes n'autorisent qu'un retrait de 200000 pesos par semaine, attendons demain alors... Nous rentrons à l'hôtel et nous préparons à diner. Nous retrouvons les brésiliens qui ont gravi le volcan ce matin. Ils ont l'air contents. Nous essayons de nous coucher tôt... c'est sans compter les brésiliens : 3 personnes, 3 causes de bruit différentes. Il y a d'abord celui qui se prépare pour aller en soirée qui revient en trombe dans la chambre pour se parfumer, allume la lumière, fait du bruit et ne démontre aucune espèce d'attention pour ces colocataires déjà couchés... Il ne rentrera pas de la nuit donc c'est tout pour le premier. Il y a ensuite celui qui se couche en même temps que nous (trop exténué par sa journée au volcan), à peine couché et les trompettes se sont mis en route ! Horrible, il a ronflé toute la nuit mais avec une puissance comme nous avons rarement entendu... J'ai bien tenté quelques secousses de lit, en vain... Enfin le troisième, plutôt silencieux jusque 5h du matin, heure à laquelle il est rentré et où il s'est mis à raconter sa soirée à voix haute à son collègue dinosaure... 

23 janvier  : ascension du Volcan Villarica, déjà 10 ans...

Lever 6h comme une espèce de délivrance à ce cauchemar... Nous espérons une chose c'est qu'ils ne soient plus dans notre chambre le soir. Nous allons à Aguaventura pour 6h45, un peu la tête dans le pâté. Nous découvrons en chemin que le ciel est très couvert... Aie. Arrivés là bas, le patron Vincent, nous rassure en nous disant qu'il ne s'agit que d'un nuage de brume qui se trouve sur la ville et qu'arrivés au volcan, il sera dégagé. Nous sommes une quinzaine à tenter l'ascension aujourd'hui. Arrivés à la base du volcan majestueusement dégagé..., nous avons deux options, soit prendre un téléphérique pour éviter une heure de marche et les 400 premiers mètres de montée , soit les monter à pied, sachant que le téléphérique coute plus de 10 euros pour 5 minutes... Nous sommes 8 à décider de monter à pied. Deux groupes se forment donc naturellement. Nous faisons donc cette première partie assez poussiéreuse en 50 minutes en marchant doucement. Puis nous entamons la montée à proprement parlé tantôt dans la terre tantôt dans la neige (au début). C'est plutôt ludique. Nous découvrons que nous ne sommes pas tous seuls à faire cette ascension, le nombre de groupe est impressionnant. Nous entamons ensuite la partie uniquement sur la neige, l'utilisation du piolet nous est expliquée. Je trouve ça super sympa et beaucoup moins fatiguant que de randonner sur la terre. Arrivés à une crête, le vent est extrêmement violent. Le guide nous demande de mettre les vêtements étanches pour nous protéger du froid.


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Passés la crête il nous reste une dernière ligne droite beaucoup moins venteuse avant d'atteindre le sommet. La vue est splendide, elle l'est d'ailleurs tout au long de la montée!


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La brume matinale s'est dissipée nous laissant apprécier le lac Villarica. Au loin, nous voyons les volcans Llaima, Lonquimay au nord et Lanin à l'Est. Par contre il se dégage une forte odeur soufrée au sommet qui rend un peu pénible la respiration (en fonction de la direction du vent). Nous déjeunons au sommet et profitons du spectacle.


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Nous enfilons guêtre et protection « fessière » pour entamer la partie la plus marrante : la descente en luge à travers les parois du volcan. Franchement, c'est du pure bonheur. Nous nous amusons avec Yoann a descendre en tandem, c'est plus ou moins sûr mais nous nous amusons bien...


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De retour sur terre, nous enlevons toutes nos protections car il fait une chaleur étouffante. Nous terminons la dernière partie en marchant. De retour au club, une collation nous est proposée et nous restons à discuter un long moment avec des canadiens et un anglais. En partant nous essayons de retirer à nouveau de l'argent, ça ne marche pas. Ça se complique un peu et trop tard pour appeler la banque. Nous retournons à l'auberge et avons plaisir de constater que les brésiliens ont changé de chambre, nous nous retrouvons avec un couple de mexicains assoupis... Nous repartons faire des courses avec les 6000 pesos qui nous restent (~10 euros) en se disant que nous allons essayer de payer avec la carte bleue. Bilan même les paiements ne passent pas ! RRRrrrr. Nous sommes affamés et n'avons pas du tout envie de nous faire à manger. Aujourd'hui est tout de même un jour spécial...:) Nous fêtons nos 10 ans avec Yoann. Nous partons donc dans une pizzeria et leur demandons si nous pouvons essayer de payer au moment de la commande, si ça marche nous mangeons, si ça ne marche pas nous ne mangeons pas... Autant dire qu'une fois le nez dans l'odeur des bonnes pizzas cette seconde option n'est pas envisageable. Et pourtant, aucunes de nos cartes ne fonctionnent:-(, mais c'était sans compter l'ultime botte secrète ma carte de secours du crédit agricole qui nous sortira de cette sale affaire...:-). C'est donc avec bonheur que nous dégustons de délicieuses pizzas autour d'un petit coca. Cumpleanos felices para nosotros...:-) Nous rentrons à l'auberge, notre chambre est vide. Nous nous couchons. Après la samba brésilienne, nous avons le droit à la bamba mexicaine, et oui nos chers colocataires sont rentrés ivres à 4h du matin en allumant la lumière en parlant à voix haute... Nan mais didonc, le respect ça vous dit quelque chose ?. Cette fois ci, je me suis exprimée ce qui mit fin à leurs vacarmes. RRRrrrr. Ce n'est pas fini, à 6h nos amis brésiliens se sont décidés de se mettre dans la cuisine et de brailler à voix haute réveillant je pense toute l'auberge. Nous sommes maudits ou quoi....


24 janvier  : En route pour l'Argentine...

Du coup, je me lève et en profite pour appeler la banque le décalage horaire est parfait... Nos cartes sont bien bloquées et après moultes discussions seront débloquées dans les 2h... Vers 8h30, nous petit déjeunons et je pars dans la foulée retirer des sous !!! ça marche ! Libération ! Nous partons au Terminal de bus où notre bus part à 10h30 pour San Martin de Los Andes en Argentine. La suite du récit dans la partie Argentine....

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30 Janvier – 02 Février : Vallée de Cochamo

30 janvier  : Retour au Chili..

Nous prenons le bus à 7h30 à Bariloche, premier arrêt à Villa la Angostura puis nous filons vers le Chili ! La route est sympa, arrivés près des postes frontières, nous avons en toile de fond un nouveau Volcan Puyehue. Le passage de frontière coté chilien est moins souple que le côté argentin. Les douanes chilienne contrôlent toutes les denrées alimentaires, nous devons quitter le bus avec tous nos bagages à main et les bagages en soute sont également sortis... Ça tombe bien, nous avons sur nous jambon, fromage, miel et avocats... Nous déclarons posséder des denrées alimentaires, les feuilles ne sont même pas regardées, en revanche tous nos bagages sont reniflés par un chien. C'est lui qui décide si vous avez des denrées dangereuses ou non. Il n'a même pas sourcillé en passant à côté de notre sac qui contenait saucisse et jambon. Petit chien nous sommes fiers de toi... beau travail nous remontons donc dans le bus sans avoir été une seule fois dérangé. C'est très bizarre. Nous continuons côté chilien, le ciel s'est obscurci, le lac Puyehue nous semble bien sombre... puis nous reprenons la panaméricaine direction Puerto Montt et retrouvons le beau temps. A l'approche de Puerto Varas, le volcan Osorno crève le ciel de sa pointe blanche. Encore un volcan avec un cône enneigé aux dimensions parfaitement symétriques. Le lac Llanquihue et le volcan forme un paysage digne d'une carte postale... Nous sommes déposés à Puerto Montt qui fait tout de suite un peu moins rêvé avec son port. Nous passons nous renseigner sur les ferry pour Chaiten et retournons au terminal de bus. Il reste un bus pour Cochamo à 15h30. Nous le prenons. Nous verrons bien sur place... Nous choisissons dans le lonely le camping recommandé et l'indiquons au chauffeur. Ce camping se trouve à 4km au sud de la ville. Nous voulions du calme, nous allons être servi. Nous arrivons au Campo Aventura et installons nos affaires. Nous sommes très bien accueillis par Miguel qui nous fait un petit topo des randos possibles dans la vallée de Cochamo... Nous faisons un petit topo sur les vivres que nous avons. Nous devrions pouvoir tenir 3 jours... Yoann nous prépare un feu, nous faisons un petit diner polenta, nous ne nous en lassons pas...

 

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31 janvier  : La junta

Pour conserver un peu de nos vivres et pour prendre des forces avant la rando, nous prenons un petit déjeuner au camping. Nous ne sommes pas déçus. Pour 4000 pesos (~6€), nous avons pains, confitures, miel, œufs, fromage, gâteaux, yaourt, céréales, thé ou café, jus d'orange... Une vraie orgie ! C'est donc le ventre plein que nous attaquons la randonnée pour le lieu dit de la Junta. Avant d'entamer la randonnée en elle même, il y a 8 kms de route non goudronnée au soleil... Les taons sont toujours de la partie, qu'ils sont pénibles ! Par chance, une voiture nous prend en stop après environ 15 minutes de marche et nous dépose au point de démarrage du trek. Le chemin vers la Junta passe dans une jolie forêt, nous devons quelques fois traverser des rivières en jonglant entre les pierres ou empruntant des troncs d'arbre.

 

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Le chemin est bien indiqué même si souvent en fait il se scinde en plusieurs, tous se retrouvent à la fin. Nous sommes bien lestés, ce trek constitue un bon entrainement physique pour notre dos ! Nous arrivons au bout de 3h30/4h au lieu dit de la Junta, vallée entourée de pics de granit, paradis des grimpeurs. Plusieurs apparentent ce lieu au mythique parc de Yosémite aux Etats Unis, la foule en moins. Cet endroit impose le respect, nous sommes très petits face à ses géants de granit. Nous allons jusqu'au camping de la Junta qui nous montre que ce lieu est tout de même populaire et attire une foule de jeune grimpeur et de trekkeur ! Nous prenons quelques infos sur les randos à partir de la Junta et décidons de nous rendre au camp aventura qui se trouve de l'autre côté de la rivière. Pour la traverser il faut emprunter une tyrollienne avec nos sacs, ce n'est pas triste. Heureusement des hommes nous prêtent mains fortes pour mener la tyrollienne de l'autre côté de la rive. Arrivés au camp nous sommes reçus par les adorables Tatiana et Horacio et leurs fils Andres qui vivent ici. Nous campons sur leurs terrains, nous sommes tous seuls ! Un vrai havre de paix.

 

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Nous nous préparons des provisions de bois et passons une agréable soirée qui s'achève avec la pluie... Première fois depuis que nous sommes arrivés en Amérique du Sud, il y a 3 semaines.

 

01 février  : Arco Iris

Il a plu toute la nuit... Nous nous levons sous la grisaille... Aie, la rando que nous avons prévu aujourd'hui est un sommet conseillé par tous pour le magnifique panorama qu'il propose. Nous restons couché jusque 9h jusqu'à une éclaircie, nous fasse hésiter à nous lancer. Je pars voir Tatiana et Horacio qui m'invitent à boire un maté (boisson traditionnelle au Chili mais surtout en Argentine...) avec eux. Le maté est une sorte de thé plus ou moins amer ou doux qui est servi dans un verre dédié: le maté. Ce verre est partagé entre tous les convives. Cette boisson propose un beau moment de partage entre les personnes. Il me propose d'attendre le bulletin météo à la radio tout en me disant que la journée devrait être belle... nous nous préparons avec Yoann et partons vers 11h... ce qui n'est pas très sérieux puisque la rando est censée durer 4 à 6h aller... Nous nous rendons vite compte des effets de la pluie de la veille, une grande partie de la rando se fait dans la fôret et dans la boue... Les montées étant bien raides Yoann et moi tombons à plusieurs reprises. Une fois le passage de forêt humide passé, nous entamons les parties qui se franchissent avec des cordes, soit pour franchir des murs de boue soit pour franchir des rochers... C'est bien physique...

 

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Après une ultime partie de forêt, nous arrivons au bout de 2h40 au mirador d'Arco Iris qui malgré la présence de quelques nuages ne nous empêche pas de profiter d'un panorama extraordinaire sur la vallée !

 

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En revanche, nous ne faisons pas le chemin vers le sommet qui est sous les nuages... Apparemment les volcans Osorno et Cabulco peuvent être vus... Nous redescendons par le même chemin, nous offrant quelques belles chutes. Nous rentrons crevés au camping... Nous nous offrons une bonne douche chaude et prenons un petit gouter avec le pain chaud de Tatiana, très bon ! A 20h (minuit en France), n'ayant pas de réseau et ne sachant pas si nous en aurions le lendemain, nous tournons une petite vidéo pour l'anniversaire de Narcy. Ensuite petite soirée au coin du feu à déguster une bonne polenta ;-) 

 

02 février  : Retour à Cochamo

Lever tranquille sous un soleil radieux... Temps idéal pour faire la rando d'Arco Iris... Nous prenons notre temps et quittons nos hôtes vers 12/13h.


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Nous reprenons la tyrollienne pour rejoindre le sentier de trek.


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Nous arrivons vers 16h30 au début de la route non goudronnée = fin du trek... Il nous reste les 8kms à parcourir sur la piste. Nous faisons une petite pause. Nous repartons vers 17h, 30 minutes plus tard un 4x4 nous prend et nous dépose au bout de la route... c'est bien aimable car il nous restait quand même un bon bout. Arrivés au camping nous prenons notre place près de la rivière. Nous passons la soirée près du feu à bouquiner et à préparer notre programme à venir... 


05 – 07 Février : Petrohue

05 Février  : sur la plage

Nous partons en début d'après midi pour Pétrohue. Nous prenons un bus bondé. Le trajet dure environ 1h30. Le chauffeur de bus nous conseille de camper de l'autre côté du lac. Un homme nous propose de nous prendre en bateau. De l'autre côté de la rive, il y a 3 campings, il s'agit en fait des jardins de personnes. Yoann nous trouve un emplacement « beach front » face au volcan. Magnifique ! Il y a beaucoup de vent par contre, ce qui ne nous donne pas envie de nous baigner aujourd'hui. Nous passons le reste de l'après midi tranquilles et faisons la connaissance de nos voisins chiliens Natalia et Alejandro.


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Nous passons la soirée avec eux, ils nous font gouté le choripan, sorte de hotdog chilien, nous discutons toute la soirée et nous couchons vers 1h sous un ciel étoilé  magnifique et le regard du volcan....

06 Février  : Paso Desolacion...

Matinée passée au camp, nous reprenons le bateau vers 12h avec Natalia et Alejandro. Ils se rendent aux cascades de Petrohue qui se trouvent à 6km à pied sur la piste qui mène à Puerto Varas. Nous y étions passés la veille et cela avait l'air bondé... Nous choisissons de faire une rando dans la Parc national Vincente Perez Rosalez « Paso Desolacion » jusqu'au point de vue : « La mirada ». Comme d'habitude, nous partons en plein cagnard, à croire que nous aimons ça. Le chemin est très agréable, cela commence par un plat autour du volcan longeant le lac au loin. Puis nous entamons une montée plus raide jusqu'à l'arrivée à un mirador qui nous offre une vue splendide sur le volcan et le lac de todos los santos avec en fond le Mont Tronador en Argentine.

 

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Même s'il s'agit encore d'un aller retour, cette petite marche nous faire un bien fou et est très jolie. De retour au camp, nous achetons des fruits avant de prendre le bateau et nous faisons un petit gouter. Yoann part chercher du bois pour le soir. Puis nous nous baignons, l'eau est fraiche mais très agréable. L'endroit est idyllique. Nous dinons tranquilles. Natalia et Alejandro nous rejoignent plus tard et nous proposent des « pancakes de Manjar » (dulce de leche). Ils sont trop bons ! C'est la première fois que nous rencontrons des campeurs qui prennent de quoi faire des crêpes...:) Ils sont bien décidés à se faire plaisir pendant leurs vacances et nous en font bien profité... Gracias ! Yoann et moi sommes plus basiques dans nos courses pour camper, cela nous fait d'autant plus plaisir. Nous passons à nouveau une belle soirée avec eux...

07 Février  : Retour à Puerto Varas..

Matinée un peu stressante, hier notre réchaud à essence nous a montré des signes de faiblesses. Yoann se lance dans les opérations normales de maintenance, mais le réchaud ne fonctionne plus. Nous rentrons plus précipitamment sur Puerto varas pour trouver une solution. Arrivés vers 16h, nous retournons au melmac patagonia qui accepte de nous accueillir pour l'après midi. Yoann tente de nouvelles réparations, s'informe sur internet, je pars dans des magasins spécialisés mais bon à part racheter un nouveau réchaud, je ne trouve personne ayant les compétences pour nous aider. Nous achetons une essence plus propre et reprenons une à une les opérations de maintenance. Nous parvenons en fin d'après midi à le refaire fonctionner même s'il subsiste un mauvais contact... Ça ne tombe pas très bien cette affaire à la veille de commencer la carretera austral. Enfin, nous décidons de surveiller l'évolution. Je pars faire des courses pour les jours à venir, en rentrant des courses je tombe sur Tanja et Dirk, les allemands que nous n'avons pas arrêté de croiser en nouvelle Zélande. Nous hallucinons, c'est fou de tomber à nouveau sur eux ! Cette fois ci nous échangeons nos mails bien décidés à se retrouver plus au sud. Je rentre rapidement car nous devons repartir pour Puerto Montt prendre le ferry pour Chaiten . Arrivés à Puerto Montt à 21h, nous attendons 2h dans la salle d'attente avant de monter dans le ferry.

 

08 Février : Long trajet vers Chaiten

Nous quittons Puerto Montt vers 23h, nous devons être une cinquainte de piétons à emprunter le ferry et sommes tous placés dans une salle avec des sièges pseudo inclinables. Le confort est spartiate... Un navet nous est proposé puis tout le monde s'assoupit, ce ferry ne nous rassure pas trop, pendant la nuit plusieurs claquements assourdissants retentissent sur la coque... Vers 8h30 nous nous arrêtons à un port avec 3h de retard par rapport à l'horaire prévu. Un chilien nous dit que c'est la première fois qu'il fait une traversée comme cette nuit... Nous n'avions donc pas rêvé... L'arrivée à Chaiten est superbe, petit village avec en toile de fond les Andes bien denses. Nous débarquons à 15h soit 16h de traversée au lieu des 12h prévues.


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Nous sommes contents de toucher la terre ferme. Nous partons à pied en ville. La ville a été détruite lors de l'éruption du volcan Chaiten en Mai 2008. Nous avons le sentiment d'arriver dans une ville fantôme, c'est assez étrange. Nous nous empressons de nous acheter un billet pour Coyhaique le dimanche et allons au camping. Nous y passerons la fin d'après midi. Comme d'habitude nous serons à côté des gens les plus bryuants du camping... RRRrrr...


09 – 22 Février : Aventureuse Carretera Australe...

09 Février   Chaiten...

La pluie s'abat sur la Patagonie... Nous resterons quasi toute la journée au camping profitant d'internet. En fin de journée, nous profitons d'une éclaircie pour aller faire un footing dans la ville. Nous traversons des quartiers totalement dévastés passant devant des maisons arrachées, et d'autres ayant de la cendre jusqu'au toit. A l'époque, la population avait été déplacée, certains ne sont jamais revenus. La situation semble maintenant s'améliorer, l'avenir de Chaiten semble être sur la voie de la reconstruction. Le soir, la pluie rassemble tous les campeurs sous l'abri. Tout le monde se retrouve pour cuisiner et nous passons un agréable moment en compagnie de chiliens. Nous sommes assez surpris de ne pas voir d'autres touristes étrangers comme nous.

10 Février   en route pour Coyhaique...

Lever tôt, avant de partir prendre notre bus, nous faisons un skype avec nos familles qui se sont retrouvées en ce dimanche. Joyeux anniversaire Maman:-). Nous prenons le bus vers 10h et entamons la fameuse Carretera Austral qui s'étend sur 1200 km de Puerto Montt à Villa O'Higgins. Cette route non bitumée sur une grande partie a des parfums d'aventure, elle traverse une grande partie de la Patagonie dans de fabuleux paysages de glaciers, lacs et de montagnes... Malheureusement, le mauvais temps continue et nous passerons une grande partie de ce long trajet sous la pluie. Quelques éclaircies nous permettent de profiter de belles vues sur le lac et le glacier Yelcho ainsi que sur le fjord de Puyuhuapi. Nous traversons le parc national de Queulat qui a la réputation de pluies abondantes toute l'année, le climat ainsi que la végétation abondent dans ce sens. Le temps a fait que nous avons pris beaucoup de retard, nous arrivons à 23h à Coyhaique et le chauffeur a la gentillesse de nous déposer dans une auberge. Nous avons même le luxe d'avoir une chambre pour 2.

11 – 14 Février   Comme des lions en cage

Les prévisions météo ne sont pas très optimistes, nous passons 3 jours très pluvieux à Coyhaique sans rien faire de spécial à part peut être nous reposés. Coyhaique est une assez grande ville entourée de magnifiques pics rocheux et de sommets enneigés. Nous n'en aurons pas vraiment profité. C'est aussi la dernière ville où les détenteurs de Visa qui se dirigent vers le sud de la Carretera Australe peuvent retirer de l'argent, il faut bien calculer son coup ! Nous partons le jeudi 14 février pour Villa Cerro Castillo où se trouve un joli trek de 4 jours, les prévisions météos semblent s'améliorer en fin de semaine (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons un peu temporisé à Coyhaique). Villa Cerro Castillo se trouve à 100km de Coyhaique, le trajet est superbe, à peine avons nous quittés Coyhaique que le soleil se dévoile et nous offre un paysage grandiose. Mais le bonheur n'est que de courte durée. A peine la bifurcation vers Cerro Castillo passée, nous retrouvons les nuages qui s'accrochent aux sommets. Le coin a l'air fabuleux. Le chauffeur de bus m'autorise à descendre à la lagune Chiguay où se trouve le bureau d'info des rangers du parc, le problème c'est que je suis partie dans la mauvaise direction et me suis retrouvée au camping. De retour au bus, je ne me suis pas permise de prendre plus de temps à tous les passagers et suis remontée bredouille. Arrivés à Cerro Castillo, le point d'info est fermé. RrrrrRRR, ce n'est pas notre jour, pas moyen de trouver d'infos fiables sur l'évolution de la météo. La seule info que je reçois vient d'Israéliens qui venaient de finir le trek et qui m'ont dit que le temps a été horrible pendant les 3 jours de trek et que les sommets étaient restés couverts. Il pleut toute l'après midi, ce qui ne nous laisse pas très optimistes pour la suite.

15 Février   Stop, Flotte et Flop...

Comme nous le craignions, les conditions météos ne sont pas bonnes pour les jours suivants. Il faut se résoudre à quitter Cerro Castillo sans faire le trek. La nature est reine, nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre plus si nous espérons connaître les parcs plus au Sud avant l'hiver...:-) Nous partons nous renseigner pour les bus, réponse : il faut en attraper un qui va de coyhaique à Cochrane. Le problème c'est que tous les bus sont pleins, et personne ne descend à Cerro Castillo. Nous ne devons nous résoudre à faire du stop parmi les dizaines d'autres backpackers.

 

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Je passe les détails de cette sordide journée mais nous aurons passé 10h30 au bord de la route tantôt sous les nuages tantôt sous la pluie sans réussir à attraper une seule voiture. C'est donc un peu désespéré que nous nous rendons dans une auberge pour dormir. Demain sera un jour nouveau !

16 Février   Tout vient à point à qui sait attendre..

L'humeur n'est pas à la fête, nous repartons sur le trottoir dès 8h30, nous sommes seuls. Comme si un soupçon de remords s'emparait du Cerro Castillo, il nous offre de timides éclaircies permettant de l'admirer. Nous attendons deux heures et miracle un homme s'arrête et nous prend jusque Bahia Murta qui se trouve à 30kms de Rio Puerto Tranquilo. C'est déjà ça... Juan Antonio est super sympa, il vit à Coyhaique et supervise des travaux à Bahia Murta, il parle anglais, français, italien et espagnol bien sur. Il a pleins de projets pour sa Patagonie d'adoption. Il nous fait visiter une parcelle de terrain qu'il possède et où il souhaite construire des cabanas, il a un autre terrain qu'il souhaite aménager pour recevoir des touristes ayant envie d'aventures... Cet homme est super intéressant. Le trajet est très agréable et d'une beauté magnifique. De belles montagnes, avec des rivières aux eaux turquoises et des lagunes aux couleurs irréelles. Je regrette de ne pas lui avoir demandé de s'arrêter pour immortaliser ce coin de paradis. Il nous dépose au croisement de Bahia Murta devant une auberge, nous déjeunons et reprenons le stop. Au bout de deux heures, un pick up avec une famille s'arrête et nous prennent dans la benne. Les 30kms promettent d'être mouvementés. Ça secoue mais c'est super d'être les cheveux au vent profitant encore de paysages hallucinants ! Nous longeons pendant quasiment tout le trajet le Lac Carrera, deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud sur fond de montagnes enneigées. Arrivés à Puerto Rio Tranquilo, nous croisons le bus et le chauffeur qui nous avaient emmené à Cerro Castillo. Nous lui demandons s'il est possible de monter dans le bus qui va à Cochrane. Il finit par nous dire oui après avoir refusé à d'autres backpackers arrivés avant nous, je crois qu'il a eu pitié. Qui l'eut crut que ce soir, nous serions à Cochrane ! En tout cas pas nous. Le tronçon entre Puerto Rio Tranquilo et Cochrane continue de longer le lac Carrera pour la première partie puis longe le lac Bertrand avant d'être accompagné du tumultueux Rio Baker. Nous passons enfin dans les paysages arides de la Vallée de Chacabuco avant d'arriver à Cochrane en début de soirée. Il fait frais, nous nous trouvons une auberge. Nous n'avons pas le courage de camper. Nous ressortons diner et nous organisons pour notre départ pour la vallée de Chacabuco.

17 – 19 Février : Parque National Patagonia

Comme convenu avec le chauffeur du bus Coyhaique – Cochrane, il nous dépose au croisement à l'entrée de la vallée de Chacabuco. Il nous reste 11km à parcourir avant d'arriver à l'Estancia. Nous descendons avec un carabinero qui attend qu'on vienne le chercher. Il propose de nous déposer. Son collègue arrive mais la voiture n'a plus de freins. Ils attendent qu'une voiture passe pour leur venir en aide. C'était trop beau, nous continuons à pied. Par chance quelques minutes plus tard, un pick up passe et nous prend. Ce sont des personnes qui travaillent à l'Estancia. Arrivés là bas, nous sommes accueillis par des troupeaux de guanacos.


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Le parc n'est pas encore officiellement ouvert mais quelques sentiers sont déjà accessibles. L'ouverture officielle est prévue en 2015. Elle entre dans le cadre d'un projet plus vaste visant à rallier les parcs nationaux Jeinemeni, Tamango et la vallée de Chacabuco menant à terme à un futur parc comme Torres del Paine.(dixit les spécialistes) et se nommant Parque National Patagonia. Tout ceci est managé par un américain Tompkins qui a également bâti le parc Pumalin au nord de la Patagonie. Ce projet fait également partie du vaste combat des chiliens contre les barrages et l'immense ligne électrique de 3000kms qui détruiraient la nature et une grande partie de la Patagonie. Nous voyons partout placardé « Patagonia sin Represas » : Patagonie sans barrages. Ce sujet est dans toutes les discussions et à juste titre, quand nous traversons des paysages aussi magnifiques, nous ne pouvons que comprendre et soutenir ces personnes. Cette notre terre qui serait détruite si ces projets voient le jour. C'est donc avec plaisir que nous partons à la découverte de ce parc qui est la preuve que de beaux projets voient le jour. Nous faisons le trek nommé Lagunas Altas. Ce trek de 26km peut être parcouru en un jour mais nous décidons de le faire en deux jours pour prendre notre temps et profiter de camper dans la nature. Nous marchons 3h pendant l'après midi avant d'arriver à une lagune, seuls au monde.


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Nous posons notre campement. La nuit est fraiche... Le lendemain midi, nous partons sur un sommet où nous avons une vue à 360° de la vallée avec des lacs à perte de vue. C'est superbe. De retour au camp, nous plions nos affaires et reprenons le trek, nous assistons au ballet de condors avant de passer par plusieurs lagunes et des points de vue époustouflants sur la vallée et le parc Jeinemeni.


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Nous marchons environ 4h. Non loin de l'Estancia cachée derrière une petite colline, nous campons dans un lieu magique avec une vue superbe. Nous n'avons pas croisé âmes qui vivent depuis 2 jours et les paysages sont spectaculaires.


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L'avenir de ce parc est vraiment prometteur. Le lendemain nous marchons une petite demi heure avant de rejoindre l'Estancia. Nous discutons avec une coordinatrice qui nous dit que pour l'année prochaine, ils ont besoin de volontaires (la saison de cette année se terminant). Les coordonnées du site : www.conservacionpatagonica.org. Avis aux amateurs, c'est vraiment un beau projet. Nous marchons les 11kms jusqu'au croisement, profitant de cette belle route puis nous faisons du stop pour retourner sur Cochrane.


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Nous n'avons pas envie de nous faire les 18kms sous le cagnard sur la carretera dangereuse et poussiéreuse. Au bout de 2h, un couple s'arrête et nous ramène. Fin d'après midi tranquille à Cochrane et diner d'un bon churrasco completo dans notre repère « Rayitos del sol » (nous ne pouvons pas cuisiner à l'auberge).

20 Février : Caleta Tortel sous le stress...

Ce matin nous partons pour le petit village de Caleta Tortel qui a la particularité d'être bâti sur des passerelles de bois sur des eaux vertes laiteuses alimentées par un glacier. Arrivés là bas nous nous informons sur les bus pour Villa O Higgins, destination finale de la Carretera Australe. Il n'y a plus de connections et il faut retourner à Cochrane! Nous sommes contents de l'apprendre arrivés ici. Les connections ont été suspendues en février. Étant donné la faible circulation et notre faible amour du stop, il est hors de question de faire du stop. Nous négocions avec le chauffeur de bus, il nous dit que son bus de 18h est plein, qu'il faut repasser à 18h au cas où... Nous sommes dégoutés sachant qu'un bus va de Cochrane à Villa O Higgins demain et qu'il n'y en a pas avant dimanche et qu'il y a un bateau vers l'Argentine samedi !!! Bon, cela ne sert à rien de s'énerver, nous attendrons 18h et étudions les plans B et C... Nous laissons nos sacs à l'office du tourisme et partons nous balader. Le temps est splendide faisant ressortir la beauté des couleurs de l'eau et du petit village sur pilotis.


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Nous en profitons 3h avant de revenir à l'arrêt de bus où une foule de back packers attendent... Ont ils une résa ??? Je continue mon travail psychologique sur le chauffeur et nous parvenons in extremis à monter dans le bus, nous sommes à l'avant avec le chauffeur Claudio, Yoann reste debout tout le trajet et je partage le siège avec Elias un chilien croisé à Puerto Rio Tranquilo. Au final, nous passons un super moment à papoter avec les deux chiliens et profitons beaucoup plus des paysages. Ce tronçon de route est super beau.


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Deux fois 3h de bus dans la même journée, on en aura bien profité de la carretera... Arrivés à Cochrane, nous filons payé les billets réservés pour Villa O Higgins. Tout est bien qui finit bien mais c'est tout de même frustrant, ça n'a aucun sens de remonter à Cochrane pour redescendre le lendemain à Villa O Higgins. C'est comme ça... Nous partons diner avec Elias et retournons à l'auberge où les proprios hallucinent un peu de nous revoir :-).

21 – 22 Février : Villa O'Higgins, fin des aventures de la Carretera Australe

Nous prenons le bus à 8h30 à Cochrane avec un anglais Tony et deux belges Anne et Arnaud rencontrés à l'auberge. C'est la première fois depuis le début de la carretera australe que nous sommes avec autant de touristes étrangers. Nous refaisons le trajet que nous commençons à connaître par cœur jusqu'au croisement de Tortel et entamons la dernière partie de la Carretera Australe qui est très boisée et plus encaissée que les autres. Nous arrivons 10 minutes en retard au bac de Puerto Yungay, le ferry est déjà parti... Nous attendons deux heures... La traversée est très jolie, nous continuons notre route jusque Villa O Higgins qui s'incrit dans un décor naturel somptueux.


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Nous partons tous au camping El Mosco où le personnel ainsi que l'infrastructure sont très sympas. Nous faisons un grand apéro avec quasi tout le bus mêlant des chiliens, des français, des belges, des anglais... Nous passons une super soirée ! Un français breton nous fait même gouter du pâté Henaff tout droit venu de Bretagne... Ça faisait longtemps que ce genre de goût n'était pas passé par nos papilles. Délicieux. Le lendemain nous passons une journée tranquilles au soleil en attendant l'épreuve de la frontière... En fin de journée, nous faisons la rencontre de 5 cyclistes, Joël, suisse, Pépé, espagnol, Jaime, chilien et Laurent et Audrey, français. Une soirée pizza s'improvise, Raime est ancien pizzaiolo.. Ces pizzas sont délicieuses, cela donne des idées de futures recettes. Nous quittons les cyclistes « étrangers » qui n'ont pu avoir de places dans le bateau du samedi...

 

23 Février : tout n'est qu'une question de mental... et de physique !

Lever précipitamment par les petits bruits de pluie sur nos tentes. Nous nous empressons de tout ramener dans l'auberge afin d'éviter de tout ranger mouillé, cela ne sent pas très bon pour le passage de frontière. Nous prenons le ferry reliant Villa O'Higgins à Candelario Mansilla. Le trajet est couvert, nous passons une partie de la traversée à l'intérieur. Arrivés à Candelario Mansilla, certains restent sur le bateau pour aller voir le glacier O'Higgins, d'autres, dont nous, descendent pour entamer la marche. Première étape à 1 km du port, la police chilienne. Arrivés à la douane chilienne, la pluie se met à tomber... Nous n'avons guère d'autre choix que de nous lancer chargés de toutes nos affaires . Les cyclistes nous devancent, nous marchons sous la pluie et le vent et commençons par des montées assez raides. Nous marchons avec Anne, Arnaud les deux belges rencontrées à Cochrane ainsi que Mirenchu, la chilienne rencontrée dans le bus pour Villa O Higgins. Nous continuons par une partie un peu plus plate qui est un peu moins fatigante que la première, cela reste tout de même assez physique avec toute cette charge sur notre corps.


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Nous arrivons à l'aérodrome où nous faisons une petite pause pour nous revigorer. Premier soulagement lorsque nous apercevons le panneau de la frontière Argentine... 15km de parcourus... Suite de l'épopée sur la page de l'Argentine.

 suivante

02 – 04 Mars : Arrivée à Puerto Natales et préparatifs de trek

02 mars : L'arrivée

Nous avons donc quitté l'Argentine, le matin du 2 mars pour un long très long trajet pour Puerto Natales. Toujours le même cinéma à la frontière chilienne, les sacs sont scannés, toute denrée alimentaire doit être déclarée. Par chance, nous n'avions rien sur nous cette fois ci. Nous arrivons à Puerto Natales vers 14h30. Nous nous faisons démarcher par des auberges. Nous préférons nous rendre à pied au centre ville et nous renseigner sur place. En chemin, nous passons au point d'information qu'organise gratuitement Erratik Rock (sorte d'agence qui propose aussi auberge, location d'équipements, guides...) chaque jour à 15h sur le parc Torres del Paine. Nous trouvons ce petit point d'1h30 super intéressant et pleins de conseils pratiques (voir plus bas pour les points majeurs). Nous partons ensuite à l'auberge Melinda. La chambre est propre et le prix imbattable. Nous partons nous restaurer en ville et rentrons à l'hostel...

Infos et conseils sur le parc :

Prix Parc 2013 : 18000 pesos pour les étrangers. Cela a bien le temps d'encore augmenter pour les années à venir

Transport : 6 compagnies de bus assurent le transport de Puerto Natales à Torres del Paine à 7h30 et 14h

Prix entre 12000 et 15000 pesos.

Aucune différence entre les compagnies. Elles font exactement les mêmes trajets au même heures.

3 points d'arrêts possibles dans le parc : Laguna Amarga d'où il faut prendre un shuttle pour 2500 pesos qui déposent les personnes à l'hôtel Las Torres (un des points de départ à l'Est du circuit W) ; Pudeto d'où il faut prendre un catamaran à 12000 pesos qui déposent les personnes à Paine Grande (un des points de départ à l'Ouest du circuit W), enfin l'Administracion d'où il faut marcher 17,5km pour atteindre Paine Grande.

Logement :

3 options : Refuge à réserver à l'avance en haute saison, camping avec du matériel prêté par le camping (~7000 pesos) ou camping avec son propre matériel (gratuit ou 4000 pesos pour les camping offrant des facilités telles que la douche).

Nourriture :

Les refuges servent à manger et il y a quelques échoppes pratiques sur le circuit.

Pour la liste des campings, refuges et petites échoppes, il faut mieux se référer à la carte du trek lors des préparatifs. Sachant que la tendance de l'organisation semi privée du parc est de fermer les campings gratuits... Prendre donc avec beaucoup de précaution les infos de prix ou de lieu de camping qui seront mentionnés dans le récit car tout cela peut changer.

Eau : Toute l'eau du parc est potable et il y a des points d'eau partout (Rivière, lac...). Pas besoin de se surcharger de litres et de litres en randonnant.

Marquage: Tout est super bien indiqué

Climat : Le temps est imprévisible en Patagonie, quoi qu'il arrive il pleuvra, quoiqu'il arrive nous serons mouillés. (sauf pour certains chanceux...:)). Cela ne sert à rien d'essayer de prévoir le climat. Du coup, voilà le petit plus Erratik Rock qui pour nous a été très utile :

Tenue: N'avoir qu'une seule tenue de trek. « Stink clothes » = vêtements qui puent. Plutot T-shirt manche longue pour éviter les mauvais effets du soleil assassin en Patagonie. Prévoir un jeu de vêtements secs pour dormir ou être au camp.

Nous pouvons marcher des heures avec les vêtements de trek mouillés, le corps en mouvement crée de la chaleur. C'est pourquoi, il ne faut pas mettre sa gore tex même s' il pleut, car quoi qu'il arrive la veste aussi respirante soit elle nous fera transpirer et nous donnera froid lors des arrêts. Privilégier de mettre la gore tex lorsque nous sommes au camp et qu'il pleut. Cela peut paraître fou mais c'est du bon sens. Lorsque nous avons passé la frontière à pied et qu'il a plu, nous avions nos gore tex. A la fin nous avions froid, nos gore tex étaient trempés et nous ne pouvions plus les garder pour rester au camp. Nous avons expérimenté cette technique à Torres del Paine, nous sommes convaincus ! Pas de gore tex pendant la marche ! Au final, nous marchons entre 4 et 8h dans une journée et restons donc la majeure partie du temps dans le camp, le plus important est de savoir que nous serons au sec une fois la marche du jour accomplie.

Prévoir des lunettes et des bâtons de marche.

Antimoustique : indispensable. Nous avons vécu l'enfer sur certains camps

Sac à Dos : ne pas prendre la housse du sac, trop risqué avec le vent. Le sac survivra à être mouillé, l'essentiel est que tout soit sec à l'intérieur. Du coup, prévoir de tous mettre dans des sacs plastiques et des sacs poubelles et faire des compartiments : au fond du sac, un compartiment linge propre, ensuite un compartiment nourriture, enfin un compartiment caméra/appareil photo.

Nourriture lorsqu'on part en autonomie:

Petit déjeuner : Porridge

Déjeuner : snack, ne pas s'arrêter faire la popotte mais privilégier de prendre des snacks (fruits secs, chocolat, saucisson...) tout au long de la marche

Diner : Repas tout prêt

03 – 04 mars : Les préparatifs

Nous décidons de prendre notre temps et de nous accorder deux jours avant de partir pour le parc. Au programme de ces deux journées, skype avec les familles, peaufinage du circuit du trek, courses. L'air de rien penser au menu pour 8 jours n'est pas une mince affaire car cela représente du poids. Sans compter qu'il faut composer avec les aliments disponibles en ville. Au menu du matin : porridge, le midi : fruits secs, chocolat et le soir : risotto, purée ou pâtes (que nous prévoyons d'acheter sur place). Le tout mis dans des zip loc pour protéger les aliments...:) . Le résultat est plutôt conséquent...

 

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Entre temps nous revoyons Joel et Jaime les cyclistes rencontré à Villa O'Higgins et fraichement arrivés à Puerto Natales et nous passons également du temps avec Anne et Arnaud qui partent également le mardi pour le trek.


05 – 11 Mars : Trekking au parc Torres del Paine (le Q)

05 mars : Administracion – Campamento Italiano (25km - 6h45)

Lever 6h45, nous petit déjeunons à l'auberge. Il a plu toute la nuit, le temps reste menaçant. Le bus passe nous prendre à l'auberge à 8h. Le temps sur le parcours est plutôt dégagé, ça met du baume au cœur. Arrivés au parc, premier arrêt à Laguna Amarga où nous sommes tous invités à descendre pour payer l'entrée du parc. Certains s'arrêtent là. Second arrêt à Pudeto où nous disons au revoir à Anne et Arnaud qui préfère commencer le trek à Paine Grande. Dernier arrêt à l'administration, pour débuter le trek «la queue du Q », soit 17,5km pour rejoindre le circuit (O). Le paysage lors du trajet de bus est déjà prometteur, nous passons par plusieurs lacs et les prairies arides peuplées par les guanacos avec en fond les pics du parc national. Arrivés à l'administration vers 12h30, nous nous enregistrons et partons pour la queue. Comme pour nous mettre déjà dans l'ambiance, nous avons un vent de face excessivement fort. Nous profitons d'avoir une vue dégagée sur les montagnes pour faire une pause pique nique.


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Nous enchainons, le temps change à une vitesse folle, les premiers kms se font sous la pluie et le vent. Nous écoutons les conseils de l'Américain, pas de goretex, nous restons avec nos hauts thermiques (les futurs vêtements qui puent...:-)). Nous traversons une plaine bordée par le Rio Grey. Nous arrivons au bout d'1h30 au campement las Carretas (gratuit), nous continuons ne perdant pas du regard notre objectif montagneux. Nous quittons le Rio Grey et arrivons après quelques montées au Mirador Pehoe qui offre une vue splendide sur le lac turquoise. Splendide... Le bonheur est fugace, il se met à pleuvoir de nouveau.


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Nous arrivons plutôt en forme au refuge Paine Grande (un des points de démarrage officielle du W ou de la grande boucle) vers 17h15. Nous continuons vers le campamento Italiano (gratuit et censé être fermé...). Commencent 2h15 de souffrance, nous nous en étions pas rendu compte mais les 18 premiers kms précédents avaient bien attaqué nos métabolismes. Les 7kms restants nous semblent très longs. Nous arrivons enfin au camp vers 19h30. Il se trouve à l'entrée de la vallée des français bordée par la rivière des français. Les emplacements de campings sont plutôt chouettes et le camping n'a pas l'air du tout fermé. Les guardaparques ne nous font aucune remarque et nous autorisent même à cuisiner sur notre emplacement. Le parc a été ravagé par deux incendies extrêmement violents en 2005 et 2012. Depuis l'utilisation du feu est très surveillée. Nous préparons une bonne soupe qui réchauffe le corps et enchainons par un petit risotto. Nous sommes enquiquinés par des espèces d'objets violents non identifiés qui piquent... Il fait déjà nuit quand nous regagnons notre tente. Une session de massage au baume du tigre s'avère nécessaire. Serait-ce la trentaine qui se fait ressentir... RRRrrrRRR. Nous sommes contents d'avoir attaquer le parc par la « queue du Q », cela permet d'avoir une vue globale du parc et d'apprécier l'immensité de ses montagnes avant d'entrer dans le vif du sujet. C'est comme un apéritif.

06 mars : Valle del frances (12km - 5h)

Nous laissons nos corps reprendre des forces et leur offrons une petite grasse matinée jusque 9h30. Au programme du jour, la vallée des français qui constitue un aller retour depuis le campement italiano. Nous pouvons partir plus légers. L'état transitoire ouvert/fermé du camp fait que les règles ne sont pas claires. Le ranger la veille m'a expliqué qu'il fallait démonter nos tentes et ranger toutes nos affaires avant de partir randonner dans la vallée alors que nous constatons que plusieurs tentes sont restées montées. C'est bizarre. Nous préférons respecter la demande du ranger. Yoann laisse son sac au poste des rangers mais moi un peu parano prend le mien. Le temps est couvert mais je dirai que nous sommes tout de même très chanceux, il ne pleut pas et il n'y a pas de vent. Le chemin commence par un pierrier pas très agréable pour les jambes. Nous montons gentiment vers le mirador Frances avec une vue à 360° sur le lac Pehoe, le glacier Frances et les Cuernos. Le soleil est au rendez vous, la vue est géniale.


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Nous continuons dans la forêt avant d'atteindre un nouveau pierrier avec une vue aussi très belle, de nouvelles montagnes se dégagent.


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Nous passons par le campamento Britannico (fermé depuis peu) et allons à un mirador « Mirador Britanico ». Sans vouloir faire les chauvins, nous donnerions la palme au mirador Frances.:-). Nous mettons environ 2h pour atteindre le mirador. Nous redescendons tranquillement vers le camp en se posant à nouveau au mirador frances pour apprécier cette vue magique. Nous tournons une vidéo d'anniversaire pour beau-papa que nous ne pouvons malheureusement pas contacter. Nous restons au camp et tombons sur Anne et Arnaud arriver dans l'après midi du glacier Grey. Nous passons la fin de journée avec eux et décidons de rester au campamento italiano.

07 mars : Campamento italiano _ Campamento Las Torres ~22km – 6h30 + 1h30 AR Mirador Las Torres

Nous faisons nos n-ièmes au revoir à nos amis belges et quittons le campamento italiano vers 9h30. Le temps est très brumeux aujourd'hui. Impossible de voir les montagnes sur la gauche, en revanche nous profitons de la vue sur le lac Nordernskjold qui avec ce temps brumeux nous offre des paysages « dignes » de Nouvelle Zélande...


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Un petit crachin vient agrémenter cette marche. C'est charmant et à la fois mystique. Par beau temps, le rendu doit être différent mais avec la Patagonie nous apprécions ce que la nature nous donne, en se disant que cela pourrait être pire.:-). Nous quittons les rives du lac et prenons un raccourci très bien indiqué pour la campamento chileno. Nous pénétrons dans la vallée Ascensio (dernière patte du W). Nous prenons de la hauteur. Comme par magie, le temps se dégage. Nous continuons vers le camping Torres (gratuit) que nous atteignons vers 16h30. Les emplacements sont très sympas. « Nous » montons la tente et décidons d'aller dans la foulée au Mirador de la Torres. Comme indiqué plus haut, quand il y a une éclaircie, il faut savoir en profiter. Nous grimpons en 40 minutes à la base des Torres, lieu mythique du parc. Waouh ! Le point de vue est superbe !!!


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Quelle chance nous avons de voir ce paysage dégagé. Ce n'était pas gagné quand on voit le temps que nous avons eu toute la journée, le temps change si vite. Nous restons un moment posé à admirer les tours. Nous redescendons au camp, nous n'avons plus de jambes. Nous sommes obligés de cuisiner sous le « quincho », saturé d'autres campeurs. Nous dinons notre mythique soupe et pour changer de la purée saucisson... Au lit de bonne heure.

08 mars : Campamento Las Torres - Campamento Seron 18km – 6h

Il a plu toute la nuit, ce matin il pleut encore... Bouh ! Le moral en prend un coup. Nous devons tout plier mouillé. Nous sommes tout de même content d'avoir eu le nez et d'être monté la veille au Torres. Nous redescendons rapidement vers l'hôtel Las Torres. Nous décidons de nous offrir un encas salé pour changer de nos fruits secs. Nous nous offrons un hot dog et achetons du pain pour manger avec le saucisson entamé la veille. Quel régal ! Nous achetons également des pâtes pour combler les deux diners manquants de nos préparatifs. C'est donc requinqués que nous enchainons l'après midi avec ce que nous appellerons un partie de transition. Il pleuviote et nous entamons le contournement des massifs montagneux à travers les prairies au bord du rio Paine. Vers 14h, le soleil fait son apparition, nous sortons la tente que nous accrochons à nos sacs.


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Le terrain est assez plat. Nous arrivons au camping Seron (payant 4000pesos/personne) vers 16h30. Le soleil nous berce de ces quelques rayons nous permettant de faire sécher nos vêtements de rando. Les moustiques sont aussi de la partie. Nous nous offrons le luxe d'une douche chaude. Quel bonheur. La pluie nous ramène à la réalité. Nous souperons et resterons veiller dans la tente. 

09 mars : Campamento Seron – Campamento Los perros 28km – 8h30

Lever 6h30. Dur dur. L'objectif du jour est de réaliser deux étapes (Seron – Dickson et Dickson – Los Perros). Nous partons à 8h20 par un temps nuageux mais dégagé. Nous longeons le Rio Paine avant d'arriver après une bonne petite ascension à un panorama époustouflant sur le lago Paine et les montagnes environnantes. Nous avons de la chance avec le climat. Nous avalons les kms à travers les montagnes dont nous longeons les flancs sans trop de dénivelés. De là nous commençons à apercevoir le glacier Dickson. Nous traversons ensuite une zone bien marécageuse. Une dernière « petite » montée et nous voilà face à une superbe vue sur le lac Dickson et son glacier ainsi que le refuge du même nom en contrebas.


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Nous y arrivons au bout de 4h30, nous sommes déjà bien fatigués. Le campement a l'air très sympa. Nous en profitons pour faire une pause d'une heure pour nous ravitailler, prendre un peu le soleil et faire sécher la tente. Vers 14h, nous redécollons, les jambes lourdes. Histoire de se mettre bien dans le bain, nous commençons par une bonne montée dans la forêt. Nous avons une belle vue dégagée sur le Cerro Cabeza del Indio (tête d'indien) et la cordillera Paine. Après une bonne descente, le chemin continue dans les bois. Vers la fin, nous traversons un pont qui enjambe le Rio Perros et nous retrouvons sur une moraine. Arrivés en haut de la moraine, une vue incroyable sur le glacier los perros et son lac s'ouvre à nous. Magnifique.


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Encore quelques efforts et nous voilà arrivés au camping « Los Perros » (4000pesos/pers) qui se trouve dans les bois. Il ne semble pas y avoir de moustiques. Cool car nous avons vécu un beau cauchemar tout au long de la journée avec les moustiques. Par contre, nous passerons notre tour sur la douche froide. Une bonne séance d'étirement et demain passage du col. Pourvu que le temps soit totalement dégagé comme ce soir.

10 mars : Campamento Los Perros - Campamento Grey 22km – 7h20

6h, nous entendons la pluie qui tape sur la tente. Le temps ne s'est donc pas maintenu. Nous trainons un peu au lit, pas très pressés d'affronter le col sous la pluie... Nous nous levons vers 8h et décollons vers 9h30. Nous passons une première zone très très marécageuse dans les bois. Attention à bien jongler entre les rondins de bois. Nous prenons ça comme un jeu. Qui met les pieds dans la boue perd... Heureusement, nous sortons tous les deux vainqueurs du jeu.


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Puis nous arrivons sur une partie totalement dégagé, par beau temps la vue doit être impressionnante, mais par temps brumeux, pluvieux, seul le mouvement des nuages qui dégage de temps à autres les sommets nous permet de les entre apercevoir. Nous attaquons la montée dans les pierres sous le brouillard, parfois la pluie et parfois le vent. C'est éprouvant. A chaque marquage, nous repérons le suivant pour ne pas prendre la mauvaise direction. On voit que les marquages ont été fait pour réaliser cette partie par mauvais temps. Ils sont très fréquents et bien visibles. Nous apercevons enfin le col et derrière un petit morceau de ciel bleu. Dans la montée vers le col, le brouillard disparaît aussi vite que le vent violent de face nous surprend et nous glace. En se retournant nous pouvons bénéficier du panorama et de la vue sur le lac Los Perros et les sommets. Nous continuons et au passage du col, nous avons comme le sentiment d'avoir atteint le saint Graal. Quelle vue sur le glacier Grey, quel géant, impossible d'en apprécier toute la dimension tant il est grand et ce magnifique arc en ciel venu ajouté une dose de poésie à ce décor de rêve.


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Nous nous arrêtons, bien obligés de déroger à la règle et d'enfiler nos Gore Tex. Nous restons posés un moment. C'est beau et ce seul paysage peut justifier de faire le circuit. Nous devons quitter notre mirador pour ne pas congeler sur place, nous entamons une longue et pentue descente jusqu'au campamento Los Pasos (gratuit) que nous atteignons au bout de 4h30. Nous nous y arrêtons et nous préparons un repas chaud. Au bout d'une heure, nous continuons pour le campamento Grey. Nous continuons de longer le glacier Grey tantôt dans la forêt tantôt sur les moraines. Nous passons sur des échelles vertigineuses, un pont suspendu impressionnant, arrivons à un superbe mirador sur le front du glacier.


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Il nous reste 4kms à parcourir. Nous arrivons au campamento Grey (4000pesos/pers) vers 17h50, sous un vent violent. Nous essayons de trouver un emplacement à l'abri du vent. Le soir nous cuisinons sous le quincho mis à disposition, il y a vraiment trop de vent dehors. Dernière nuit en tente. Le campement Grey est un peu décevant car du camp, on ne voit pas le glacier...

11 mars : Campamento Grey – Paine Grande 11km 2h45

L'avantage du vent c'est que malgré la pluie de la nuit, la tente est sèche au petit matin. Nous quittons le camp vers 9h. Le temps est très couvert ce matin, nous longeons la côté traversant les collines les unes après les autres. Nous ne nous attendions pas à ce qu'il y ait autant de dénivelés pour ces derniers kms... L'avantage c'est qu'au sommet des collines, nous bénéficions de vues superbes sur le glacier. Au moment de la dernière descente un peu après la lagune Los Patos, le lac Pehoé et sa couleur bleue turquoise se dévoile.


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Il fait super beau au dessus du lac. Quel contraste avec le temps au dessus du glacier... Nous arrivons à Paine Grande un peu avant midi. Les sommets sont totalement recouverts. Comme pour nous faire un dernier salut, une magnifique éclaircie dévoile les Cuernos. Nous prenons le catamaran à 12h30 pour Pudeto. Il se met à pleuvoir à nouveau. Arrivés à Pudeto, nous montons dans le bus et profitons une dernière fois du paysage de ce parc national magnifique chilien. Les guanacos et nandus sont aussi présents pour cet au revoir. Ainsi s'achève notre magnifique voyage en Patagonie. A nous la Terre de feu, nous quittons Puerto Natales le 13 mars après avoir eu une petite journée de récup et nous dirigeons vers Ushuaia en Argentine.

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06 – 09 Avril : San Pedro de Atacama et ses environs

06 Avril : Route pour San Pedro

Nous quittons Salta à 8h, nous avons plaisir de reprendre la route de Salta vers les Grandes Salines en passant par les vallées colorées de Purmamarca. Passées les grandes Salines, nous sommes dans un décor très minéral, nous montons jusqu'un col à 4200m et nous voilà de nouveau au Chili. La route vers le village de San Pedro d'Atacama est de toute beauté avec volcans, désert de sel et lagunes. Nous arrivons en fin d'après midi à San Pedro et allons directement à notre hostel : Sonchek qui est super charmant ! Nous rencontrons un couple de belge Dorothée et Laurent avec qui nous discutons et convenons d'aller du vélo ensemble le lendemain. 

07 Avril : Laguna Cejar, Ojos del Salar

Nous partons avec Dorothée et Laurent chez un des nombreux loueurs de vélos de la ville. Nous récupérons chacun une monture et nous voilà partis dans le désert de San Pedro de Atacama... Un petit vent frais nous permet de ne pas trop sentir la chaleur du soleil qui est déjà bien présent. Nous dévalons les kms jusqu'à apercevoir le fameux arbre dont nous avait parlé notre ami Alain.... Il est toujours là avec rien à des kms à la ronde. Nous arrivons à la belle lagune Cejar, nous laissons nos vélos et partons nous balader autour.

 

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Nous allons ensuite jusqu'à une plus petite lagune où nous avions repérés des flamants roses... Effrayés par notre présence, ils s'envolent et nous offrent une belle parade dans les airs nous permettant de profiter de la belle couleur de leurs plumages.

 

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Nous filons ensuite vers la Laguna de la Piedra où nous nous offrons une baignade rafraichissante et flottante..:) L'eau est très chargée en sel et nous permet de flotter. C'est incroyable la présence des ces lagunes au milieu du désert avec en toile de fond de gigantesques volcans.

 

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La peau tire lorsque nous sortons de l'eau, heureusement, les « gardes » à l'entrée nous mettent de l'eau douce à disposition pour nous rincer. Nous partons ensuite aux « Ojos del Salar, deux petites sources d'eau au milieu du désert, un chien fait tout le trajet avec nous... Seul Yoann a le courage de se baigner dans l'eau vaseuse...Nous entamons le retour, nos corps sont bien meurtris par la selle du vélo... Nous faisons une nouvelle pause sous L'arbre... avant d'entamer le finish vers San Pedro. Nous arrivons exténués vers 18h. Nous rentrons à l'hôtel et nous hydratons avec eau et oranges. Pédaler des heures dans le désert déshydrate. Nos amis belges nous font la surprise d'un petit apéro...Cool. L'apéro se prolonge toute la soirée et Yoann nous prépare de délicieuses pâtes à la sauce tomate, courgette oignon. Un délice. En dessert, une bonne mangue accompagnée d'Alfajores rescapés d'Argentine...

08 Avril : Posés à San Pedro

Journée tranquille où nous reposons nos corps et préparons le planning des jours suivants.

 

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Nous en profitons aussi pour faire le plein de vitamines en dégustant toutes sortes de fruits et de légumes. Un délice !

09 Avril : Vallée de la Lune

Ce matin vers 10h, nous repartons pour une virée à vélo. Au programme de la journée, la Vallée de la lune. Nous louons des vélos au sympathique Juan et nous voilà partis plein nord. Nous avons beau avoir une carte (rudimentaire) ainsi que les explications de Juan, nous nous trompons. Cette erreur nous vaut de faire une bonne grimpette. Nous arrivons à un superbe point de vue sur la Vallée de la Lune : Mirador Piedra del Coyote. Nous redescendons (plus vite que nous ne sommes montés:)) et arrivons enfin dans la Vallée. Nous prenons le temps de la visiter et posons de temps à autre nos vélos pour marcher. Premier arrêt à la caverne, grotte que nous traversons avec une lampe torche et petit parcours sur les roches rosées. Nous suivons ensuite un petit canyon, impressionnant car nous entendons les bruits des roches qui s'écartèlent... En fin de parcours nous arrivons sur une énorme dune de sable. C'est super beau.

 

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Nous reprenons nos vélos pour une jolie montée de 800m... Les cuisses chauffent. Nous arrivons à la Duna Mayor, énorme dune de sable que nous pouvons gravir.

 

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Nous y allons et rencontrons Sandra et JB en voyage deux mois au Chili. Ils ont la gentillesse de nous prêter leur appareil photo pour faire un petit film. (une caméra sans carte SD est inutile...). Nous leur donnons rendez vous le soir à l'auberge. La vue depuis la dune est sensationnelle.

 

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Nous redescendons et déjeunons. Nous continuons sous le cagnard profitant des jolis paysages de la vallée. Nous arrivons au point final de la route « Tres Marias », une formation rocheuse au milieu du paysage désertique. C'est avec plaisir que nous refaisons les 11kms de la vallée profitant d'une nouvelle perspective. Nous arrivons à San Pedro de Atacama vers 17h et rentrons à l'hôtel. Alors que nous faisons un skype avec le chat pour définir les derniers détails de nos retrouvailles en Equateur, nos voisins de chambrée nous interpellent pour nous donner quelques conseils. Nous terminons notre appel et allons donc prendre des infos. Aurélie et Olivier sont deux sympathiques français en tour du monde. De fil en aiguille lors de notre discussion, nous apprenons qu'ils étaient installés à Sydney depuis 5,5ans... Ah tiens, nous leur demandons « vous connaitriez Alex et Aude ? », « ah bah oui ce sont nos meilleurs amis en Australie... », « Ah bah nous, nous étions en cours avec Alex..., nous avons passé des vacances avec eux en Australie en 2004... » Que le monde est petit. C'est incroyable. Nous passons la soirée avec nos nouveaux camarades ainsi que Sandra et JB qui se sont joints à nous pour une petite partie. Nous faisons un skype avec Aude et Alex pour leur faire part de cette rencontre atypique ! Pour couronner le tout, Aurélie et Olivier partent également demain en Bolivie avec la même agence que nous ! Rendez vous demain en Bolivie. 

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Commentaires   

 
+1 #3 guillaume sebastien 29-04-2013 17:42
Quand tu aimes..... il faut revenir.... "s. Guillaume"
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0 #2 Natalia y Alejandro 17-03-2013 22:20
Chicos, maravillosas fotos, se nota que fue una aventura genial! Espero hayan disfrutado de nuestro Chilito... Bendiciones para lo que sigue de su viaje, muchas gracias por la referencia :lol:
Que estén muy bien, estamos en contacto. :roll:
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0 #1 Christian vdc 17-03-2013 16:22
Merci de nous donner toutes ces infos sur votre voyage . Comme cela nous en savons un peu plus sur notre fils ( arnaud) et belle fille (anne)
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